Regards
À force de côtoyer tant de cerveaux supérieurement cortiqués (ils se présentent comme ça maintenant les dirigeants du nouveau monde, touchants à force de se fantasmer un bras de fer digne de la meuf d'Indiana Jones avec l'I.A…), j'ai fini par parler cerveau droit et cerveau gauche en accompagnement de Comités exécutifs très puissants du chapeau.
Ça rassure direct : on est dans le gras de la matière cérébrale, pas dans l'ésotérique de son intégrité personnelle alliant corps et âme… et on le sait jusque dans mon Périgord originel : le gras, c'est la vie.
Alors allons-y et plongeons dans le gras délicieux d'une cervelle bien fraîche à point. Je vous sers un petit rappel géographique des hémisphères cérébraux en apéritif, ça vous tente ?
Le cerveau comprend différentes parties qui ont chacune un rôle très précis :
– le cerveau gauche nous aide à réfléchir logiquement et à organiser nos pensées en phrases. Il est Logique, Littéral, Linguistique et Linéaire (4 L). Il est en activité quand un enfant demande « pourquoi ? » par exemple.
– le cerveau droit nous permet de ressentir des émotions et de lire des indices non-verbaux. Il est plus influencé par le corps et les aires cérébrales inférieures. Pendant les 3 premières années de vie, le cerveau droit est dominant chez l'enfant.
– le corps calleux est l'« autoroute » qui relie les deux hémisphères. Il favorise l'intégration horizontale (cerveau droit-cerveau gauche).
– le cerveau reptilien est le siège des réactions instinctives et décisions spontanées (il prend les commandes en cas de danger).
– le cerveau limbique nous incite à nouer des relations.
Allez, pour une vue complète et pour le même prix, je vous fais le haut-bas : deux regroupements pour intégrer la verticalité :
– le cerveau d'en bas comprend le tronc cérébral et le système limbique (et l'amygdale qui prend le contrôle du cerveau d'en haut en cas de danger et a le pouvoir de le déconnecter subitement) : il gère les impulsions, réactions innées (se défendre, fuir), les émotions fortes (colère, peur) et les fonctions basiques (respirer, cligner des yeux).
– le cerveau d'en haut est constitué du cortex cérébral. Il est la source des processus mentaux complexes : penser, imaginer, planifier, se connaître, faire preuve d'empathie ou encore réguler les émotions. Ce cerveau n'est pleinement mature qu'à 25 ans.
La clé du bien-être, nous dit-on, est de faire fonctionner toutes ces zones du cerveau de manière coordonnée et équilibrée. On appelle cela « l'intégration ».
Les enfants non-intégrés sont facilement reconnaissables : les émotions les submergent, ils sont confus, agités, ont du mal à réagir calmement et efficacement face à une situation. Ils cèdent à la colère et à l'agressivité (non, je ne parle pas de ton Directeur exécutif, je t'assure).
Le corps calleux, c'est lui le garant de la stabilité des deux hémisphères de notre cerveau, mais il est surtout le garant de la stabilité de notre vie mentale. De sa cohérence. Épais câblage neuronal.
Les expériences de Split brain (pour les cas d'épilepsie) déclenchaient l'observation de deux consciences distinctes, une par hémisphère. C'est comme ça qu'on a identifié que cerveau droit/gauche étaient dédiés chacun à une activité.
Qu'est-ce que le corps calleux ?
Le corps calleux c'est un pont entre les deux hémisphères qui constituent le cerveau : il unit l'hémisphère droit et l'hémisphère gauche et autorise donc les communications entre eux, leur coordination, ou au contraire leur fonctionnement séparé.
Cette structure médiane de l'encéphale, constituée de fibres nerveuses, unit les deux hémisphères cérébraux. Le corps calleux permet à chaque hémisphère cérébral d'exercer en permanence une action excitatrice ou inhibitrice, selon les cas, sur l'autre hémisphère.
Cela me rappelle l'intervention de Pascale Michelon, Docteur en Neurosciences et Coach certifiée spécialisée dans le haut potentiel, sur le thème Hypersensibilité et neurosciences : elle y explique l'hypersensibilité tant dans ses aspects biologiques que comportementaux et incarne le sujet en donnant un témoignage vibrant sur scène, navigant de l'émotion extrême à la super-rationalisation. Elle y exprime par exemple la puissance de l'effort logique et rationnel sur une vague d'émotions : activer le cerveau gauche diminue automatiquement l'intensité d'activité du cerveau droit. Bref, activer son corps calleux, c'est exercer une action inhibitrice par son cerveau gauche rationnel de son cerveau droit émotionnel.
Un super article du Dr Béatrice Vuaille nous révèle les ficelles de l'intelligence supérieure du père de la relativité restreinte et générale… et bim, cela pourrait tenir à un développement exceptionnel du corps calleux.
Précieusement conservé au National Museum of Health and Medicine (Silver Spring, Maryland) aux États-Unis, le cerveau d'Einstein a été l'objet de deux nouvelles études, publiées par des anthropologues de la Florida State University. Falk et coll. ont analysé 14 photographies du cerveau du grand savant. Et ils observent « un cortex préfrontal extraordinaire », ainsi que deux zones particulièrement volumineuses dans l'hémisphère gauche : les zones inférieures des cortex somatosensoriel et moteur.
Mais aussi, et je te le donne en mille… Un corps calleux épais !
Une autre analyse de ces images où le corps calleux apparaît avec une grande résolution fait conclure par ces chercheurs que cette structure était particulièrement développée chez Einstein (« Brain », 7 octobre 2013). Les hémisphères du savant étaient donc exceptionnellement bien reliés, concluent-ils.
Ils ont comparé les photos du cerveau d'Einstein avec des cerveaux « témoins » de personnes du tout venant et en particulier des hommes de 26 ans, qui est l'âge auquel Einstein publiait des articles fondamentaux sur la relativité restreinte. Ils ont pu observer l'épaisseur des corps calleux et le nombre des connexions nerveuses qui le parcourent.
En complément, Falk et coll. soulignent l'intérêt de la technique d'analyse de pointe qu'ils ont utilisée, qui devrait aider à identifier des troubles de la connectivité interne du cerveau.
Si ma grand-mère pharmacienne me soupesait avec satisfaction et fierté l'arrière de l'occiput en affirmant que j'avais « la tête bon garçon » (tu sais, la bosse des maths, tout ça…), mon cerveau ne sera pas pour autant exposé au National Museum.
Chacun sait que je suis la réincarnation de Carl Gustav Jung et pas celle d'Einstein… mais tout de même : je t'offre mon témoignage intuitif cortical et je jette, là, comme ça, que moi aussi, je dois avoir un corps calleux bien fibrilleux.
La preuve ?
J'ai hérité d'un matheux polytechnicien de père ultra rationnel (bien qu'émotif chaque fois qu'il évoque Napoléon… va comprendre…) et d'une littéraire de mère, artiste d'une sensibilité exceptionnelle. Ce qui n'appartient qu'à moi, c'est justement la connexion intime de l'un à l'autre : mon corps calleux est certainement fibreux et dense, hyper connexion entre mon cerveau droit et mon cerveau gauche.
Autre preuve ?
Cette sensation presque physique d'amplifier mon intuition par l'articulation stratégique et d'exciter ma compréhension logique par toute ma palette émotionnelle et sensorielle. En vérité je vous le dis, mon super pouvoir réside dans cette crête rouge fibreuse et nerveuse, vivace et électrisée, connexion permanente du cerveau droit au cerveau gauche et du gauche au droit. Hasard que le coq soit le symbole du Portugal ? Je ne pense pas…
C'est ce que j'offre à ceux que j'accompagne en coaching justement : l'alchimie des deux hémisphères ! La magie de la crête, la mienne pour provoquer des prises de conscience, et muscler également la tienne pour allier dans ton management intelligence stratégique ET émotionnelle, et tricoter joyeusement de l'une à l'autre et de l'autre à l'une.